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LAC DE CHéSERY
Définitions Anhydrite : sulfate de calcium. Sa formule chimique est : CaSO4. Comme son nom l’indique, ce sulfate ne contient pas d’eau. En présence d’eau, l’anhydrite se transforme en gypse : CaSO4 2H2O. Aquifère : Un aquifère est à la fois une nappe d’eau souterraine et le terrain perméable qui contient la nappe. Dans un aquifère poreux, l’eau est contenue dans espaces entre les grains de sable ou gravier, comme dans la plaine du Rhône. Charbon actif : C’est un charbon ayant subi une préparation particulière qui lui a donné un fort pouvoir adsorbant. L’adsorption (≠ absorption) est un phénomène de surface par lequel des atomes ou des molécules (gazeux ou liquides) se fixent sur une surface solide. C’est grâce à son importante porosité que le charbon actif peut retenir les fluides qui le traverse. En effet, sa surface spécifique (réelle) - par opposition à la surface apparente - est énorme: 1 gramme de charbon actif peut avoir une surface spécifique atteignant 1500 m2. Dolines : Ce sont des dépressions plus ou moins circulaires observables en surface dans les régions karstiques. Elles sont formées par la dissolution des roches par l’eau de pluie, provoquant un affaissement. Dolomie : roche sédimentaire carbonatée composée d'au moins 50 % de dolomite, un carbonate à la fois de calcium et magnésium. Gypse : sulfate hydraté de calcium. Sa formule chimique est : CaSO4 2H2O. Lapiaz : Il s’agit d’une forme d’érosion typique des régions karstiques calcaires. Le ruissellement des eaux de pluie acides sur la roche crée des rigoles de dissolution plus ou moins parallèles.. Vous avez marché sur de nombreux lapiaz pour rejoindre le lac de Chésery (cf. photo). Des lapiaz sub-verticaux sont également observables sur la gauche du sentier entre le lac de Chésery et le lac Vert. Moraine : ensemble des matériaux rocheux entrainés par un glacier. Traceur : Le traceur peut être chimique (traceurs fluorescents, sels) ou biologique (spores, bactéries). Les traceurs fluorescents (fluorescéine, rhodamine, éosine…) sont souvent utilisés car ils sont absents des eaux naturelles, sont solubles dans l’eau, n’ont pas d’interaction avec, et ont une basse limite de détection (quelques centaines de grammes sont donc suffisants). La plupart des traceurs, notamment la fluorescéine utilisée pour l’essai de traçage entre le lac de Chésery et les Fontaines Blanches, ne présentent pas de risque pour l’homme, la faune et l’environnement aux concentrations utilisées. Verrou : Un verrou est une surélévation dans le profil d’une vallée, causée par la présence de roches plus résistantes. Les dépressions formées à l’amont des verrous se nomment des ombilics. Les roches y sont généralement plus tendres que le verrou, ce qui explique leur érosion plus marquée par le glacier. Ces ombilics sont des sites favorables aux lacs qui sont ainsi retenus derrière les verrous. Ces lacs sont souvent peu profonds et gelés une partie de l’année. Compléments Essai de traçage (suite) Le traceur est injecté dans l’eau en un point (où elle s’infiltre par exemple), puis on mesure la concentration de ce traceur en un point de prélèvement (une source par exemple) au cours du temps grâce à un appareil appelé fluorimètre. Cet appareil crée une excitation lumineuse des échantillons à des longueurs d’ondes précises, puis mesure l’intensité de la fluorescence émise. Les analyses sont effectuées en laboratoire ou sur place au moyen d’un fluorimètre portable. Soit on place un échantillonneur automatique qui va prélever de l’eau (à des intervalles de temps choisis par l’hydrogéologue) et la placer dans des éprouvettes qu’il faudra passer au fluorimètre au laboratoire ; soit on utilise directement un fluorimètre immergé qui permet de mesurer en continu. Si le but de l’étude est de savoir s’il existe une connexion entre deux points, on peut tout simplement placer un sac de charbon actif (cf. définitions) au point d’échantillonnage, méthode beaucoup plus simple et meilleur marché. Si le charbon actif a été en contact avec de l'eau contenant un colorant fluorescent, il en aura adsorbé une certaine quantité. En plongeant le sac dans une préparation chimique (de l’alcool potassique), il va restituer du colorant et prouver la connexion entre le point d’injection et d’échantillonnage. Le Karst (suite) Le karst peut se former dans n’importe quelle roche avec un potentiel de dissolution, mais les roches karstiques principales sont les carbonates ; surtout le calcaire, mais aussi la dolomie, le gypse, l’anhydrite, le marbre, le travertin... (cf. définitions) Aquifères karstiques Les grandes vitesses sont un handicap pour les aquifères karstiques utilisés pour l’eau potable. Leur recharge rapide provoquent des grandes fluctuations du débit des sources et en font des aquifères grandement tributaires des précipitations. Leur faible temps de transit les rendent sensibles aux contaminations car ils ne possèdent pas de système naturel de filtration des polluants, contrairement aux aquifères poreux. Summary Chésery Lake is a natural lake supplied by the Green Lake and located in a karstic landscape. We recognise a typical karstic landscape by its low runoffs (water seeping directly into the rock cracks), and its uneven morphology (ruiniform landscape) with depressions (sinkhole or doline) or ridged grooves in the rock (limestone pavements or karren features). The presence of a lake is connected to a natural dam which prevents the water from flowing, but also the impermeability of the bottom (moraine, in the case of Chésery and the Green Lake). Lakes can have many origins: glacial, tectonic, volcanic, karstic, anthropogenic... They can also be due to natural dams (scree, landslides, mudslides...). The Chésery Lake seems to be a glacial lake. As for the Green lake, several origins could be combined here.