EAU BLEUE
Définitions Chlorophylle : C’est le principal pigment des végétaux. La chlorophylle intervient dans la photosynthèse et elle est responsable de la couleur verte des végétaux. La longueur d'onde la moins absorbée par la chlorophylle étant le vert, c'est ce dernier qui est perçue dans la lumière réfléchie vers l'œil. Longueur d’onde : Une onde se déplace dans un milieu (l’air, l’eau…) en réalisant des oscillations. La longueur d’onde est la distance parcourue par une onde entre deux oscillations. Plus la longueur d'onde est courte, plus l'intensité de l'onde est importante et donc plus elle contient d’énergie (cf. figure). Compléments Le spectre du visible (figure b) La lumière peut être décrite comme un ensemble d’ondes (cf. définitions) de longueurs différentes : le spectre électromagnétique. On y distingue généralement six gammes de longueurs d’onde. Le spectre du visible ne constitue qu’une fine partie de la lumière. Nous sommes aveugles au reste du spectre électromagnétique. L’œil humain est capable de voir des ondes de longueur comprises environ entre 400 et 750 nanomètres (1 nanomètre = 10-9 m, soit 0.000000001 m). La couleur est la perception que l’œil a des différentes longueurs d’onde qui constituent ce fameux spectre lumineux. Par exemple, une longueur d’onde de 580 nm va être perçue comme du jaune. La couleur bleue (suite) Pour que nous puissions voir la couleur bleue depuis l’extérieur de l’eau, il faut qu’un autre phénomène nous retourne ces rayons bleus. Il s’agit de la diffusion : la lumière bleue est dispersée dans toutes les directions par les molécules d’eau et les particules en suspension. Traitement (suite) La filtration de l’eau est optimisée par un processus de floculation. Une molécule est ajoutée à l’eau pour que les particules fines en suspension s’agglomèrent et forment de plus grosses particules. Ainsi, il est plus aisé de les retenir au moyen d’un filtre. Summary When light enters the water, it will somehow be filtered. However, all the colours that comprise white light are not going to be filtered with the same intensity. Water absorbs red and yellow more easily. So, if the red and the yellow are removed from the white, blue mainly remains. The deeper the water, the more striking the blue colour is. In oceans, from 1000 meters deep, the blue colour is also absorbed and it is pitch black (figure 2). The light ray must travel a long distance in the water so that the light spectrum is not be reflected by the bottom. When it is shallow, the bottom determines the water colour. If other components (plankton, sediments…) are there in the water, the colour will also change. La consommation d’eau potable La consommation d'eau potable en provenance de la distribution publique ne représente que la moitié à la consommation totale d'eau en Suisse car beaucoup de grandes entreprises possèdent leurs propres captages. La Suisse diminue continuellement sa consommation d’eau par habitant grâce surtout aux évolution industrielles, mais aussi aux changements de comportement individuels. Au début des années 1980, la consommation par personne et par jour atteignait encore 500 litres. En 2012, elle n’était « plus que » de 316 litres. Les ménages consomment environ 162 litre par personne et par jour, soit plus de la moitié de cette eau. Les réserves d’eau en Suisse La Suisse occupe une situation privilégiée du point de vue des réserves en eau. Sur les environ 60 milliards de m3 de précipitations annuelles, seuls 2 % sont utilisés pour l’eau potable. La Suisse reçoit environ 13 milliards de m3 de la part des affluents étrangers, mais en perd plus de 53 milliards (cf. figure). Les plus grandes pertes sont à destination de la Mer du Nord via le Rhin, de la Mer Méditerranée via le Rhône et vers la Mer Noire via l'Inn et le Danube. Notons encore qu’un tiers des précipitations s’évaporent. Sur près d’un milliard de m3 produits pour l’eau potable par les distributeurs Suisse, environ 45 % provient des eaux souterraines, 40 % des sources et 15 % des lacs. Les réserves d’eau en Suisse sont réparties comme suit : L’énergie hydraulique La part de la force hydraulique représente environ 20% de la production électrique mondiale. L’exploitation de cette énergie en Suisse a débuté à la fin du XIXe siècle. Jusqu'au début des années 1970, près de 90% de l'électricité produite provenait de l’hydraulique. Par la suite et en raison de la mise en service des centrales nucléaires, ce pourcentage a baissé. En 2010, il était de 56% (37'500 GWh sur les 66'300 GWh produits en Suisse). En 2014, la Suisse possède 579 centrales d'une puissance égale ou supérieure à 300 kW, qui produisent annuellement une moyenne d’environ 36’000 GWh/a d'électricité. 47.5 % de l’énergie hydraulique est issue de centrales au fil de l’eau, 48 % des barrages et 4.5 % des centrales de pompage-turbinage. Deux tiers de la production totale proviennent des cantons alpins (Valais, Grisons Tessin et Uri). Le bassin versant du Rhône compte 532 centrales hydrauliques. Le captage, le traitement et la distribution de l’eau ont entraîné une consommation moyenne annuelle d’électricité de 0,4 TWh en 1995, soit environ 0,4 kWh/m3 ; la majorité pour le pompage. Ces besoins en énergie sont donc d’environ 50 kWh par an et par personne, soit une puissance d’environ 6 W par habitant (ou 3 W en ne considérant que les ménages). Avec la Stratégie énergétique 2050, la Confédération a pour objectif d'augmenter la production annuelle moyenne d'électricité issue de la force hydraulique à 38 600 gigawattheures (GWh/a). Afin d'exploiter pleinement le potentiel disponible, les centrales existantes seront rénovées et agrandies et de nouvelles centrales seront construites, en tenant compte de leur impact sur l'environnement.